Postdoc (2010-11)

Quel niveau d’opacité pour une graphie tonale à diacritiques ? – Une expérience quantitative au Togo

AFASA teacher

Du 1 octobre 2010 au 30 septembre 2011, j'étais post-doctorant au LLACAN, un labo du CNRS, grâce à une bourse octroyée par la Mairie de Paris.

J'ai mené un projet de recherche ayant pour objectif de tester le niveau optimal d'opacité dans la représentation orthographique du ton en kabiyè, une langue gur du Togo.

L’opacité relative des différents systèmes d’écriture du monde est une notion clé dans le domaine de la linguistique de l’écrit. Certaines orthographes, telle celle de l’espagnol sont relativement transparentes, maintenant une correspondance biunivoque entre graphème et phonème. D’autres, telle celle du français, sont plus opaques, le lien entre l’oral et l’écrit étant moins évident.

Or, qu’en est-il du continent africain, où il existe des centaines de langues n’ayant pas encore une forme écrite ? Dans l’écrasante majorité de ces langues le ton joue un rôle contrastif dans le lexique et la grammaire. Si l’on tient à représenter le ton au moyen des diacritiques, il s’ensuit que le chercheur doit décider le niveau d’opacité voulu. Plusieurs chercheurs sont entrés dans le vif du débat (Bernard et al. 2002; Bird 1999a, 1999b; Mfonyam 1989), sans jamais que cette question soit résolue. Mes recherches visent à apporter un nouvel éclaircissement à ce sujet, en s’appuyant sur le cadre théorique de la phonologie lexicale (Kiparsky 1982).

Les résultats de ces recherches, que j'ai co-signés avec Stephen Walter et Keith Snider, seront bientôt publiés dans la revue Language and Speech.

Réference

Roberts, David, Keith Snider & Steven Walter (2015). Neither deep nor shallow: testing the optimal orthographic depth for the representation of tone in Kabiye (Togo). Language and Speech. Download

 

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